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jeudi 10 février 2011

Les difficultés de comportement en contexte de suppléance

À la suite de la lecture du chapitre sur les interventions proactives et l’encadrement pédagogique de l’ouvrage intitulé Les troubles de comportement à l’école; prévention, évaluation et intervention, je me suis mise à réfléchir sur les prescriptions recommandées par cet écrit. Certes, je comprends évidemment la pertinence des propos dans une situation de poste permanent. Toutefois, mon interrogation venait plutôt du fait que je suis présentement en contexte de suppléance. Ainsi, je me suis demandé si je pouvais utiliser intégralement les mêmes interventions. Au bout d’un moment et d’une relecture de certains passages importants, j’en suis venu à la conclusion que je pouvais certainement m’inspirer de certaines techniques en demeurant toutefois vigilante quant aux différentes dynamiques de classe. Effectivement, les élèves présentant des difficultés ou des troubles de comportement, tout comme les élèves n’ayant aucun problème d’ailleurs, possèdent tous un vécu, des expériences qui forgent leur personnalité et, par le fait même, leur comportement. Il est donc difficile pour une suppléante de connaitre autant de renseignements que leur titulaire sur certains détails de leur vie. C’est donc ce qui m’amène à penser que ces deux contextes renferment des caractéristiques bien spécifiques à chacun. Par exemple, les discussions peuvent avoir lieu dans les deux cas. Or, celle engendré par l’enseignante aura certainement beaucoup plus d’impact sur les élèves que celle commentée par la suppléante. En terminant, je voudrais vous faire part d’une découverte que j’ai fait grâce, encore une fois, à ce livre très bien fait soi dit en passant. Il s’agit, en fait, du modèle de Dreikurs. En résumé, ce dernier présente l’idée que les élèves en trouble de comportement agissent de la sorte pour répondre à des besoins fondamentaux, mais que leurs agissements sont causés par de « faux buts » (la poursuite de l’attention, du pouvoir, de la vengeance ou du retrait). Il propose donc aux enseignants [d]’établir une relation d’aide, de montrer à l’élève qu’on comprend le faux but et lui faire prendre conscience qu’il existe des façons positives pour satisfaire son besoin d’appartenance (Massé, Desbiens et Lanaris, 2006). Bref, je vous recommande la lecture de cet ouvrage qui est bien structuré et qui renferme une panoplie de détails qui s’avèrent très pertinents dans l’exercice de la profession d’enseignant(e).

En voici la référence complète :

Massé, L., Desbiens, N. et Lanaris, C. (2006) Les troubles du comportement à l’école : Prévention, évaluation et intervention. Éditions Gaëtan Morin, Chenelière Éducation, Montréal.  

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